Le fulfillment expliqué simplement

Sébastien Berthuy, fondateur d'Easy DistributionSébastien BerthuyFondateur d'Easy Distribution5 min de lecture
Allée d'entrepôt e-commerce avec cartons de commandes stockés sur racks

En résumé

Je vous explique le fulfillment : réception, stockage, préparation, expédition et retours. Les étapes et les questions à poser avant de déléguer.

Cet article fait partie du guide Externaliser sa logistique e-commerce : le guide complet. Commencez par là si vous découvrez le sujet.

Le mot est anglais. Le travail, lui, est très concret : votre client commande, il faut préparer ce qu'il a acheté et le lui faire parvenir. Le fulfillment désigne l'exécution de cette commande et les opérations qui l'entourent. Je vous explique ce qu'il recouvre, où il commence et ce que vous devez regarder avant de le confier à un prestataire.

Je suis Sébastien, d'Easy Distribution. Mon objectif ici est de vous donner un vocabulaire utile pour comprendre votre organisation. Si vous étudiez déjà un changement de modèle, vous pouvez aussi consulter mon guide complet pour externaliser votre logistique e-commerce.

Le fulfillment, du stock à la commande livrée

Dans le e-commerce, le fulfillment comprend généralement la réception et le stockage des produits, la préparation des commandes, l'emballage et l'expédition. Selon le périmètre de la prestation, il peut aussi inclure le suivi des envois et le traitement des retours.

Le terme peut être employé avec un périmètre plus ou moins large. Je vous conseille donc de demander une liste des opérations couvertes plutôt que de vous arrêter au nom de l'offre. Le contrôle d'une réception, l'assemblage d'un coffret ou le traitement d'un article retourné peuvent faire l'objet de règles et de prix distincts.

Autre distinction importante : le fulfillment n'est pas seulement le transport. Le transporteur achemine le colis dans son réseau. Avant cela, quelqu'un doit avoir le bon stock, prélever les bons articles et préparer le colis. Une livraison rapide ne corrige pas une erreur de référence.

Les six étapes à comprendre

1. Réceptionner les marchandises

Les produits envoyés par le fournisseur ou par la marque sont identifiés et rapprochés de ce qui était attendu. Le contrôle porte sur les éléments définis dans la prestation : quantités, références, état apparent ou informations de traçabilité nécessaires. Une différence doit être signalée pour éviter qu'elle se propage dans le stock.

2. Stocker et connaître les disponibilités

Les marchandises sont rangées dans des emplacements identifiables. Il faut distinguer le stock physique, les quantités déjà réservées et celles qui peuvent être vendues. Un article en attente de contrôle ou bloqué après un retour ne doit pas être confondu avec un article disponible.

3. Recevoir une commande exploitable

La boutique ou le canal de vente transmet les références, les quantités, l'adresse et le service choisi. Une commande peut nécessiter une vérification avant préparation : adresse incomplète, référence inconnue, cadeau à ajouter ou information manquante. La connexion doit prévoir le traitement de ces cas.

4. Prélever et contrôler les articles

Le picking consiste à prendre les produits dans le stock. La préparation doit respecter la variante et la quantité commandées. Un produit visuellement proche ne peut pas être considéré comme équivalent. Les règles de substitution ou d'expédition partielle doivent être définies par la marque.

5. Emballer et expédier

L'emballage protège le produit et applique les consignes de présentation. Le colis est ensuite identifié et remis au transporteur selon le service retenu. Je distingue toujours la création de l'étiquette, le départ du colis et sa livraison : ce sont trois événements différents.

6. Traiter les retours

Un retour doit être rattaché à une commande, contrôlé et orienté selon les règles de la marque. Il peut être remis en stock, isolé ou soumis à une décision particulière. La réception du colis et le remboursement du client sont des opérations distinctes à coordonner.

Fulfillment, entreposage et 3PL : qui désigne quoi ?

TermeCe qu'il décrit
EntreposageLa conservation et la gestion des marchandises dans un espace de stockage
FulfillmentLe processus d'exécution des commandes et les opérations associées
3PLUn prestataire auquel une entreprise confie des opérations logistiques
TransportL'acheminement des marchandises entre des lieux définis

Un entrepôt peut proposer plusieurs prestations. Un 3PL peut prendre en charge le fulfillment. Les termes se croisent, mais ils ne disent pas tous la même chose. Pour préciser les rôles, je vous renvoie à la définition du 3PL et à sa différence avec le 4PL.

Garder le fulfillment en interne ou l'externaliser ?

En interne, vous organisez les personnes, l'espace, les outils et les départs. Vous pouvez agir directement sur les colis, avec les contraintes que cela représente pour votre équipe. Ce modèle peut convenir à votre activité : il faut en connaître les coûts et la capacité réelle.

En externalisant, vous déléguez des opérations à un partenaire. Vous devez alors décrire votre catalogue, vos consignes et vos besoins de suivi. La capacité, la facturation et les engagements dépendent du contrat. Il peut exister des minimums ou des frais fixes, même dans une offre principalement facturée à l'usage.

Je vous propose de comparer les deux organisations sur un même niveau de service. Comptez le temps, l'espace, les consommables, les outils, le transport et les retours. Regardez aussi les périodes de pointe. Vous trouverez les postes à examiner dans le guide du coût de l'externalisation logistique.

Ce que la connexion technique doit permettre

Le catalogue, les commandes, les stocks et les statuts doivent circuler correctement entre les outils. La présence d'un connecteur pour votre plateforme est un point de départ. Les usages particuliers doivent encore être testés : lots, variantes, cadeaux, point relais, annulations et retours.

Je recommande de suivre quelques commandes représentatives de bout en bout. Vérifiez les informations reçues par l'entrepôt, le contenu préparé et les messages visibles côté client. Une commande doit pouvoir être suivie sans changer de référence à chaque étape.

Précisez aussi la marche à suivre lorsqu'un flux échoue. Une alerte sans responsable ne suffit pas. Quelqu'un doit pouvoir identifier le problème, corriger la donnée et confirmer que le traitement a repris.

Les questions à poser avant de choisir

  • Quelles opérations sont comprises et lesquelles sont facturées à part ?
  • Comment mon stock devient-il disponible après une réception ?
  • Comment mes consignes d'emballage sont-elles transmises ?
  • Que se passe-t-il si une commande est incomplète ou bloquée ?
  • Quelles informations puis-je consulter sur les préparations et les départs ?
  • Comment sont traités les retours et les demandes particulières ?

Ces questions permettent de passer d'un mot assez large à un fonctionnement précis. Si vous souhaitez étudier votre organisation, présentez-moi vos produits et vos commandes. Nous pourrons parler de ce qu'il faut réellement préparer, stocker et expédier.

Vous voulez un avis sur votre logistique ?

Parlez-en avec un interlocuteur qui connaît votre dossier, ou estimez votre prix en 30 secondes.