Je m’appelle Sébastien Berthuy. J’ai 36 ans et je suis cofondateur d’Easy Distribution. Mon parcours a commencé tôt dans la logistique, d’abord en stage, puis en entrepôt. Je me suis ensuite lancé dans le commerce en ligne, avec du dropshipping et des ventes notamment sur Amazon. C’est en passant moi-même du côté du vendeur que j’ai encore mieux compris l’importance de ce qui se passe après une commande.
Au fil du développement de nos ventes et de nos canaux de distribution, nous avons organisé la logistique pour nos propres besoins. Nous en avons fait un service, puis nous avons décidé de nous spécialiser dans ce métier. C’est ce chemin que je veux vous raconter ici : comment le terrain, le e-commerce et l’entrepreneuriat m’ont conduit à accompagner d’autres marques.
Portrait actualisé en septembre 2026.
Mes premiers pas : apprendre la logistique sur le terrain
J’ai découvert la logistique très tôt, en stage. J’ai ensuite travaillé comme magasinier chez Ets Couderc, de 2008 à 2010, puis chez GPDIS Bardou, de 2010 à 2012. À cette période, j’ai également suivi des formations à l’AFT-IFTIM, à Toulouse, avant de poursuivre à l’ESARC CEFIRE, à Labège.
Ce début de parcours compte dans ma façon de regarder le métier. Derrière un stock disponible sur un écran, il y a des produits à réceptionner, à identifier et à ranger. Derrière une commande, il y a des références à retrouver et des quantités à vérifier. Je viens de cet univers concret.
Acti-Colis : le lien entre l’entrepôt et le e-commerce
En 2013, mon parcours se poursuit chez Acti-Colis, à un poste commercial. Avec son offre ColisClic, cette entreprise travaillait notamment sur la logistique e-commerce. Après mes expériences de magasinier, j’abordais donc aussi le métier par la relation avec les entreprises qui confient leurs produits à un prestataire.
Ces deux points de vue sont toujours utiles aujourd’hui : comprendre ce dont une marque a besoin, puis regarder comment cela se traduit dans l’entrepôt. Une demande d’emballage, un délai ou une règle de préparation doivent être suffisamment précis pour que l’équipe puisse les appliquer.
Puis je suis devenu e-commerçant, notamment sur Amazon
Après ces premières expériences, je me suis lancé dans le commerce en ligne. Mon parcours est notamment passé par le dropshipping et par Amazon. En 2016, j’étais déjà dirigeant de First Seller. Cette activité de vendeur m’a donné une autre lecture de la logistique : celle de l’entreprise qui doit tenir sa promesse auprès de son client.
Le dropshipping consiste à vendre des produits dont l’expédition au client est prise en charge par un fournisseur. On peut donc vendre sans préparer soi-même chaque colis. Mais la logistique reste essentielle : le client attend le produit commandé, une information claire et une livraison conforme à ce qui lui a été annoncé.
En vendant nous-mêmes, je me suis encore davantage rendu compte de cette importance. La commande passée sur le site ou sur une marketplace n’est qu’une étape. Il faut ensuite que les informations circulent et que le produit arrive au bon endroit. Le client, lui, juge l’ensemble de son achat.
C’est aussi pour cela que je distingue toujours l’expédition de la livraison. L’expédition correspond à la remise du colis au transporteur ; la livraison, à son arrivée chez le destinataire. Pour une marque, les deux comptent. Les confondre peut conduire à annoncer un délai qui ne correspond pas au parcours réel du colis.
Multiplier les canaux de vente nous a ramenés à l’organisation
Nous avons développé nos ventes sur plusieurs canaux et organisé notre logistique pour accompagner cette activité. À force de le faire pour nous, la place de la logistique est devenue de plus en plus évidente.
Vendre sur plusieurs canaux, c’est devoir faire circuler une information cohérente entre plusieurs endroits. Les commandes peuvent arriver de sources différentes, mais elles concernent parfois les mêmes produits. Le stock disponible et les règles de préparation doivent suivre.
Pour vous donner un exemple volontairement fictif : une boutique possède dix exemplaires d’un produit et le propose aussi sur une marketplace. Si les deux canaux affichent chacun dix exemplaires disponibles sans tenir compte des ventes de l’autre, la marque risque de vendre davantage que ce qu’elle peut expédier. Le sujet devient très vite concret.
Cette articulation entre la vente et les opérations est au cœur de mon parcours. Elle explique pourquoi je m’intéresse autant à vos canaux, à votre catalogue et à vos consignes lorsque nous parlons de logistique.
De notre propre logistique à Easy Distribution
À partir du travail réalisé pour nos propres ventes, nous avons créé un service logistique. Puis nous avons fait le choix de nous spécialiser dans cette activité. La société Easy Distribution a été créée en 2021, après ces premières années d’entrepreneuriat.
Le fil conducteur est simple : mettre cette expérience au service de marques qui ont besoin de recevoir leurs marchandises, de suivre leurs stocks, de préparer leurs commandes et de les expédier. Avec Easy Distribution, c’est cette partie opérationnelle que nous prenons en charge depuis Lespinasse, près de Toulouse.
Mon expérience de e-commerçant nourrit cette approche. Quand vous me parlez de vos commandes, je m’intéresse aussi à la promesse faite au client et au fonctionnement de votre activité. Une commande à l’unité, un coffret ou un réassort pour des revendeurs demandent des consignes différentes.
Vous pouvez retrouver le périmètre de notre accompagnement sur la page consacrée à la logistique e-commerce externalisée d’Easy Distribution. Et si vous envisagez de déléguer cette partie de votre activité, je reprends les étapes de réflexion dans le guide pour externaliser sa logistique e-commerce.

