Une journée dans notre entrepôt de Lespinasse

Sébastien Berthuy, fondateur d'Easy DistributionSébastien BerthuyFondateur d'Easy Distribution6 min de lecture
Sébastien Berthuy dans l'entrepôt d'Easy Distribution au coucher du soleil

En résumé

Je vous fais découvrir le parcours de vos commandes dans l’entrepôt de Lespinasse, de la réception des produits au départ des colis et aux retours.

Cet article fait partie du guide Sébastien, fondateur d'Easy Distribution, expert en logistique. Commencez par là si vous découvrez le sujet.

Sur une boutique en ligne, une commande tient dans quelques lignes : un client, des produits, une adresse. Dans l’entrepôt, elle rejoint un ensemble de gestes et de décisions. Il faut que les bons articles soient disponibles, que les consignes soient comprises et que le colis rejoigne le bon départ.

Je vous propose de suivre ce parcours, depuis la lecture des priorités jusqu’au départ des colis. Ce n’est pas un horaire identique chaque jour : les réceptions, les volumes et les besoins des marques font varier l’organisation. C’est une manière de comprendre le travail qui relie votre boutique à votre client.

Si vous découvrez Easy Distribution, vous pouvez d’abord lire ma présentation de Sébastien et de ma vision de la logistique.

Avant de commencer : comprendre ce qui nous attend

Une journée ne se prépare pas seulement en comptant les commandes. Je veux comprendre leurs particularités : celles qui attendent depuis la veille, les opérations commerciales en cours, les produits à réceptionner et les départs transporteurs prévus.

Il faut aussi identifier les situations qui demanderont une décision. Une adresse incomplète, une référence indisponible ou une consigne contradictoire ne se résout pas en accélérant le prélèvement. Plus tôt le problème est visible, plus tôt la bonne personne peut intervenir.

Cette lecture des priorités permet de répartir le travail entre réception, rangement, préparation, emballage et retours. Le but est que les étapes avancent ensemble, sans déplacer simplement l’attente d’un poste à l’autre.

La réception : faire entrer le bon stock avec les bonnes informations

Un arrivage commence par un rapprochement entre ce qui était annoncé et ce qui est réellement reçu. Les quantités, l’identification et l’état apparent des produits ou des conditionnements peuvent demander des vérifications.

Un écart doit être enregistré et communiqué. Si une marque attend cent unités et que la réception en constate quatre-vingt-dix, il faut que cette information soit exploitable avant que les commandes ne reposent sur une disponibilité erronée. Cet exemple illustre le contrôle ; il ne décrit pas un incident particulier chez un client.

Les exigences varient selon les produits : certaines références nécessitent le suivi de lots, de dates ou de numéros de série. Ces informations doivent être prévues dans le fonctionnement, avec des étiquettes et des consignes adaptées.

Le rangement : permettre au prochain geste d’être simple

Ranger, ce n’est pas seulement libérer une zone de réception. Il faut mettre le produit au bon endroit et enregistrer cet emplacement pour qu’il puisse être retrouvé sans recherche improvisée.

Je regarde notamment la fréquence de sortie, la place disponible, les dimensions et les conditions de manipulation. Un produit vendu très souvent n’a pas les mêmes besoins d’accès qu’une référence peu demandée. Deux variantes visuellement proches doivent être faciles à distinguer.

Le rangement doit également conserver les séparations utiles entre stock disponible, produit en attente de contrôle et marchandise isolée pour une raison précise. Tout ce qui se trouve dans le bâtiment n’est pas forcément vendable.

La préparation : réunir les articles sans perdre la commande de vue

Le préparateur reçoit une information exploitable : quelle référence prendre, en quelle quantité et à quel emplacement. Selon l’organisation choisie, il peut travailler commande par commande ou regrouper certains prélèvements.

La méthode doit permettre de conserver l’association entre le produit et son destinataire. Si plusieurs commandes circulent ensemble, les contenants et les contrôles prennent une place importante. Un gain de déplacement ne doit pas créer une confusion au poste suivant.

Lorsqu’un produit manque ou ne correspond pas à l’information attendue, il faut un chemin de traitement clair. Je préfère une anomalie signalée et comprise à une substitution décidée sans instruction de la marque.

Le contrôle et l’emballage : traduire la promesse de la marque

À ce stade, le contenu doit correspondre à la commande et aux consignes applicables : références, quantités, éventuels accessoires, documents ou éléments de personnalisation.

L’emballage répond d’abord au besoin de protection. Son format et son calage dépendent des produits, de leur fragilité et des contraintes du transport. L’expérience d’ouverture compte également, mais elle doit pouvoir être reproduite de manière claire.

Un papier de soie, une carte ou une composition particulière demandent une consigne précise et des consommables disponibles. « Faites quelque chose de joli » ne suffit pas à organiser un geste constant. Je préfère un exemple validé et une règle facile à suivre.

Le départ : une étiquette ne suffit pas à faire voyager le colis

Après l’emballage, le colis doit être identifié, orienté vers le bon transporteur et remis selon l’organisation prévue. Cette étape relie la préparation à l’acheminement.

Je distingue plusieurs informations : commande prête, étiquette créée, colis remis au transporteur et livraison effectuée. Les confondre peut provoquer des messages clients inexacts. Un numéro de suivi disponible ne signifie pas nécessairement que le transporteur a déjà pris le colis en charge.

Le suivi des départs doit donc permettre de repérer ce qui est parti, ce qui reste et pourquoi. Une commande prête après le dernier enlèvement prévu n’a pas le même statut opérationnel qu’une commande déjà remise.

En parallèle : les retours et les demandes des marques

La journée ne se limite pas au flux sortant. Des produits reviennent, des réceptions sont annoncées et des questions arrivent. Une marque peut avoir besoin de comprendre un écart ou de préparer un lancement prochain.

Un retour doit être identifié, contrôlé puis orienté selon les règles convenues. Il peut rejoindre le stock disponible, attendre une décision ou suivre un traitement particulier. Le service client a besoin de savoir où il en est pour répondre correctement à l’acheteur.

Ces échanges font partie du métier. Un outil peut transmettre un statut, mais une situation inhabituelle demande parfois de rassembler les faits et de parler ensemble. C’est le sujet de mon article sur la place de l’humain dans la logistique.

Ce qui change pendant un pic d’activité

Lorsque les volumes augmentent, les dépendances deviennent plus visibles : une réception tardive peut bloquer de nombreuses commandes, un emballage manquant ralentir un poste, ou une instruction ambiguë multiplier les questions.

Il faut alors s’appuyer sur une préparation en amont et des priorités partagées. Je ne considère pas l’urgence permanente comme une méthode d’organisation. Un pic se travaille avec la marque, ses prévisions, ses offres et sa promesse client.

Je développe cette préparation dans mon article pour réussir sa logistique du Black Friday. Les mêmes questions servent pour un lancement ou une autre opération commerciale importante.

Ce que je regarde avant de refermer la journée

Je m’intéresse à ce qui reste à traiter et à la raison de cette attente. Une commande bloquée doit être associée à une action, un interlocuteur ou une information manquante. Sinon, elle risque de réapparaître le lendemain sans avoir avancé.

Les écarts de la journée servent aussi à améliorer l’organisation : une référence difficile à identifier, un emplacement peu pratique, une consigne qui a suscité plusieurs interprétations. Ce sont parfois de petits ajustements qui rendent le travail plus fiable.

Cette attention aux détails est ce que je souhaite faire découvrir à travers le blog. Derrière un colis, il y a une chaîne de personnes et d’informations. Quand cette chaîne est claire, votre marque peut suivre ce qui se passe et votre client reçoit une expérience cohérente.

Vous voulez voir comment votre activité pourrait s’intégrer à cette organisation ? Parlons de vos produits, de vos commandes et de vos contraintes. Je pourrai vous expliquer les points à préparer pour votre propre flux.

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